Comment bien choisir son contrat dépendance ?


Publié par (NotreAssurance) le 4 février 2011

Voici quelques questions qu’il est judicieux de se poser avant de souscrire son contrat d’assurance dépendance.

Quelle est la définition de la dépendance retenue par le contrat ?

Les critères sont-ils ceux de la grille AGGIR, instrument officiel mais compliqué ? Ou relèvent ils d’une incapacité à accomplir les 4 principaux actes de la vie ordinaire : se lever, se déplacer, s’habiller, s’alimenter ? En général, 3 des 4 critères suffisent à être déclaré dépendant .

Qui détermine l’état de dépendance de l’assuré ?

Est-ce le médecin traitant de la personne âgée ou un médecin délégué par la compagnie d’assurance qui détermine l’état de dépendance de la personne âgée ? La différence peut-être déterminante sur la reconnaissance du risque couvert, et par conséquent sur le versement des indemnités par l’assureur.

Vérifier les délais de carence

Nombreux sont les assureurs qui ne prendront pas en charge une invalidité découlant de la maladie de Parkinson dans les 3 ans qui suivent la signature du contrat.
Quand le risque devient une réalité pendant le délai de carence

Les cotisations vous sont-elles remboursées ? Ce n’est pas toujours le cas ...

Dépendance totale ou partielle ?

Les frais qui découlent d’une perte d’autonomie totale sont très élevés (1.800 à 4.000 €/an en moyenne). Mais comme ce « risque » est statistiquement inférieur au risque de dépendance partielle, et qu’il dure moins d’années, il est moins cher !
Combien de temps cotiser ?

Trois formules existent en assurance dépendance :

  • Prime unique : on verse en une fois un capital donné, quelques milliers d’euros, et on est assuré. Ce montant est perdu au décès de l’assuré, si le risque n’est pas apparu.
  • Durée de cotisation temporaire : de 2 à 25 ans, au choix. Si la dépendance surgit avant, l’assuré cesse de cotiser.
  • Cotisation viagère : L’assuré cotise jusqu’à l’arrivée effective du risque, ou du décès. ATTENTION ! En cas d’interruption des paiements, en cotisation temporaire, la rente est calculée au prorata des années de versement moins une pénalité raisonnable (à vérifier selon les contrats). En revanche, en cotisation viagère, la pénalité est extrêmement forte. Ne s’engager sur cette formule que si vous disposez de revenus réguliers et êtes sûr de pouvoir payer jusqu’au bout.

A quel âge cotiser ?

Ces contrats sont ouverts de 50 à 70 voire 75 ans, la dépendance survenant rarement avant. C’est souvent vers 60 ans que la majorité des personnes s’assurent, une fois à la retraite, à l’âge où l’on commence généralement à s’interroger sur son vieillissement. Il est d’autant plus important de cotiser tôt que le délai de carence est long pour les maladies mentales...

Assurance à fonds perdus ou capitalisation ?

Comme une assurance automobile, l’assurance dépendance est une assurance à fonds perdus. D’autres formules de capitalisation ont vu le jour. Elles s’adressent à des personnes disposant d’un patrimoine financier conséquent où l’assurance vie joue un rôle important. Nombre de formules d’épargne assurance vie comportent aujourd’hui une option dépendance.

La rente est elle revalorisée tous les ans ?

Sur quel indice ? Pouvoir d’achat, point AGIRC ?


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